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FILMS de Jean-Pierre Debiève - Kasaï

Papa a commencé à filmer en mai 1956 à Kamende pendant le 3ième terme.

Chapitre 01:    La grand route principale avec panneaux de signalisation, l’entrée du Poste Etat avec la haie de citronnelle au centre, le mat aux Couleurs Belge du bureau, le tribunal, la prison, la menuiserie, le camp des policiers (logements), la plaine de sport, le nouveau gîte de passage (l’ancien détruit par un incendie), la maison de l’agronome, notre maison avec maman, le chien et la parcelle, le Cercle et le Foyer Social Gouverneur Peigneux, notre maison et le garage, le bureau de papa, la sortie du Bulamatari Jean Debiève et son chien, les palmiers du Poste, maman, la plaine des sports et la tribune, le tout réalisé par papa avec très peu de crédits, lors de son arrivée à Kamende en 1953, c’était la brousse, le dispensaire et les écoles primaires, le Poste de la Société Cotonnière Cotonco, le village congolais de Kamende, le grand étang de pisciculture, la digue et maman à la pêche, les petits étangs privés d’élevage des tilapias, le village de Kamende ;les femmes tuagant de la farine de manioc ou de maïs, maman allant à la rencontre des villageois de Kamende avec distribution de bonbons aux enfants joyeux qui courent. La camionnette Chevrolet avec maman et papa, le recensement dans un village éloigné dans la brousse. Le départ en brousse pour 20 jours par mois, les porteurs et la rencontre d’un notable, l’ancien et le nouveau pont en construction sur un cours d’eau

Chapitre 02 :     Un gîte en brousse et la bienvenue des enfants des écoles au Bulamatari et sa famille ; une chapelle ; la traversée du Lubilash.  Rencontre de football à Kamende . Danse dans un coin perdu en brousse, hommes, femmes, enfants, tous même le vieux grand-père à droite de l’écran. Notre basse-cour à Kamende avec maman et notre fidèle Emile, ancien combattant de 1940-1945. Toujours la pisciculture, les étangs d’élevage sont nominatif.Le bac sans moteur sur le Lubilash retenu par un long câble pendant dans l’eau.Près de Bakwanga, passage d’une rivière avec rapides (Mbuji-Mayi !!!).  L’internat et les bâtiments de l’Athénée de Luluabourg.

Chapitre 03 :      L’Athénée de Luluabourg et ses bâtiments. Le bassin de natation avec les jumeaux dans l’eau, la gare et la ville de Luluabourg et je crois que c’est le bâtiment de l’Immokasaï en construction en 07/1956.   Toute la famille monte dans la micheline direction Port-Franqui sur le fleuve Kasaï, ou nous montons à bord du Capitaine Mahieu, descente du fleuve et rencontre de convois remorqués. Maman sur le pont du bateau fluvial en rose avec les jumeaux Marie-Claire et Jean-Pierre en compagnie de la dame et le fils d’un colonel de La Force Publique, croisement de convois remorqués ; pirogue venant prendre possession de courrier.   Arrivée  et accostage à Banningville, le Capitaine Mahieu et maman au centre accoudée au bastingage du bateau, village le long du fleuve ; énorme baobab ; le long du fleuve Congo ; village de pêcheurs sur un banc de sable qui s’effrite et qui va disparaître progressivement, rencontre d’un bateau de passagers ; et enfin le zoo de Léopoldville.

Chapitre 04 :   Zoo de Léopoldville, rencontre d’un chalutier dans l’Atlantique sud ; à bord du MAR DEL PLATA  qui taille sa route vers l’Europe.     Arrivée en vue des îles Canaries pour une escale à Santa Cruz de Ténériffe ou un remorqueur espagnol crachent une énorme fumée noire et excursion à Ténériffe dans la montagne.    Nous sommes en début août 1956 sous le régime dictatorial de Franco et la population est pauvre. Les jumeaux se défoulent, la route dans la montagne, je descend avec mon appareil photo ; vue au loin sur la baie, nous remontons dans un taxi de toute beauté (un bijou mécanique) ; l’habillement des femmes de la campagne,   paysages superbes, tramway de Ténériffe.

Chapitre 05 : Point de vue sur la baie ; descente vers l’océan et arrivée au MAR DEL PLATA amarré à quai, la ville de Santa Cruz.  Vendeurs à la coupée du navire. Poupées de rêve pour les petites filles. Plongeurs allant récupérer très profond des pièces de monnaies lancées par les passagers dans l’océan.  Exercices obligatoires avec gilet de sauvetage sur le pont principal  avec prise des présences.  Nous naviguons dans le golfe de Gascogne  par petit coup de vent et sommes secoués. Le MAR DEL PLATA tangue et roule assez fort d’où certains ont le mal de mer. Ce n’est que passager et dans quelques jours ce sera fini. Je suis au centre du concours de manger de pomme sans les mains, pas si évident du aux mouvements du navire. Le MAR DEL PLATA dépasse d’autres bâtiments. Mouettes en vue ; terre bientôt en vue !  Le sillage du navire ; croisements d’un autre ville boat de La CMB, le MV ALBERTVILLE faisant route vers le sud. Le loch du navire indique la distance parcourue en milles nautique (1 mille marin = 1852 mètres) ; les superstructures du bâtiment ; croisement de cargos dans la Manche.

Chapitre 06 :   En mer du Nord, arrivée du bateau pilote N°3 et son canot mis à la mer pour amener le pilote à notre bord au large d’Ostende, et dans peu de temps nous rentrerons dans l’estuaire de l’Escaut.  Le canot est ballotté et le navire pilote tourne autour du MAR DEL PLATA pour récupérer ce canot au plus vite.  Maman et Marie-Claire sur le pont et nous entrons dans l’embouchure de l’Escaut. Croisement de navire dans l’embouchure et au loin Flessingue avec ses moulins à vent.  Le 3e terme est terminé et nous voila en congé après 3 années passée loin de toute famille dans la brousse lointaine du continent africain sans aucun regret et l’amour d’un peuple accueillant.

Fin 1ere partie.

 

 

 2e partie : Le 4e terme à Kabinda (Chef lieu de District et de Territoire).

 Papa commence à filmer de début 1957 au 30 juin 1960, mais des films furent perdus et jamais retrouvés, pour le chapitre 06b, 07, 08, 09, 10, et 11.

Chapitre 06b :   Mission de Kabinda et procession début 1957 avec les élèves des écoles, mouvements de jeunesse, pas de discrimination et arrivée à la cathédrale.   Un indien blanc en Afrique !!! , dans chaque tente, un chacal et un coyote (mon meilleur ami de toujours Bob le chien).   Arrivée à la maison sur la route, le grand-père Hoste et mon protecteur Gabriel Lohse portant un casque colonial (baptisé par les congolais KAMINIMINI qui veux dire scorpion).   Le lac Miumbe.

Chapitre 07 :      Au lac Miumbe, papa joue dans l’eau avec ma sœur Marie-Claire et Mr Bayens nouveau arrivé depuis peu ne sait pas nager. Les véhicules garés avec bâches tendues en guise d’abri, piège à sengi  (espèce de petit cochon sauvage) et comment on s’amuse en brousse.   Vue sur le lac et la galerie forestière.  Maman assise au sol à droite et ma sœur Marie-Claire en vert sur la chaise. Le bain forcé, mais sans danger vu la chaleur régnant à cet endroit de l’Afrique.  En brousse, danse de bienvenue d’un notable et son épouse avec ses  joueurs de tam tam.   Inauguration au champ d’aviation  de la ligne aérienne par Air Brousse Luluabourg-Kabinda-Luluabourg tous les jeudis.    Tous les européens de Kabinda sont au rendez-vous, mon protecteur Gabriel Lohse en gros plan avec casque colonial et lunettes de soleil et même l’école avec notre instituteur Mr Corne ; arrivée du 1er sac postal par la voie des airs.      Rue de Kamukungu, cité indigène de Kabinda dans la palmeraie.    Village congolais de brousse tout fleuri.

Chapitre 08 :     Très beau village fleuri avec des canas et d’autres fleurs, récompenses pour 2 couples, le gagnant ; l’homme, son épouse et ses 2 enfants ont la plus jolie parcelle.    Inauguration du bureau papa et Public adress à Kamukungu dans la cité congolaise avec tous les officiels, les populations locales et autres, défilé de la police locale, anciens combattants, élèves des écoles des religieuses et des pères blancs d’Afrique.   Journée normale au bureau papa et sur le côté avec tout ce monde, tribunal congolais règlent les palabres quotidiennes.   Etangs d’élevage privé de paysans congolais de tilapias à Kabinda.   Messe et procession juin 1958 avec congolais et blancs ensembles (pas de discrimination). Monseigneur Ketel évêque de Kabinda et parcours à travers le poste.

Chapitre 09 : Suite procession ; ma sœur Marie-Claire s’occupe des petits enfants et parcours à travers les rues du Poste de Kabinda. Sur une petite rivière à 80 km de Kabinda, préparations, abattages, élagages et élimination des branches par le courant en vue de la construction prochaine d’un pont pour éviter un détournement (travaux effectué sous les ordres de papa)    Début octobre 1958, naissance et baptême de notre sœur Thérèse dans les bras de maman avec Mme Stoquart et son fils aîné Gustave (appelé par les intimes Stafou) et ma sœur jumelle Marie-Claire en rouge.     A la sortie de la cathédrale de Kabinda, la marraine d’Afrique, avec Thérèse dans ses bras, ma sœur jumelle Marie-Claire en rouge, Gustave Stoquart père le parrain, le fils cadet Henri et son fils aîné Gustave également.      Quatre jours après le baptême, ma sœur jumelle monte dans l’avion d’Air Brousse et s’envole direction l’internat de l’Athénée de Luluabourg avec un pincement au cœur.     Au lac Mukamba, je fais mes premières armes de marin d’eau douce sur un dériveur fabriqué avec des tôles de toucs de 200L et ma sœur qui nage, nous sommes heureux.      En 1958, le Commissaire de District Mr Matelaer passe les troupes en revue en compagnie du Commandant Méan de la Force Publique et le défilé des anciens combattants, police, écoles et mouvements de jeunesse.        Thérèse fait ses premiers pas avec sa sœur et son frère.       Au lac Mukamba, les frères Yanacacos ont réalisés une barque avec 2 capots de camion et le responsable de la MAS à lui fabriqué un canot moteur en tôles de touc (fut de 200L) découpées et travaillées à la main, il tourne en rond  autour de la barque avec l’intention de la couler avec les remous et les vagues de son canot automobile.      Papa et Marie-Claire jouent dans l’eau.

Chapitre 10 :    Le marché indigène couvert de Kabinda à Kamukungu à l’occasion du 50e anniversaire du rattachement du Congo à la Belgique .     La foire commerciale et Mr Dumont père de l’hôtel du lac Kilushi en gros plan de dos, la fête foraine venue spécialement d’Elisabethville, une première nationale pour Kabinda.     Notre 1ere  maison de Kabinda lors de cet anniversaire pavoisée des Couleurs Nationale devant un magnifique bougainvillier en fleur, la route et notre future maison dans quelques mois pour laisser place à une famille plus nombreuse.    En face l’habitation du Dr Bastin.      Au terrain d’aviation de Kabinda, un homme habillé d’une combinaison d’amiante au cas ou !!! L’unique pompier de service, fin juin 1959, Marie-Claire revient du pensionnat pour les grandes vacances.Au lac, Marie-Claire joue au ballon, maman et Thérèse.    A Kabinda, maman Thérèse et moi.    Thérèse est sérieuse et ne veux pas sourire même avec papa.     Maisons pilote construite grâce au Fond d’avance et le Fond du Roi, papa filme et un congolais passant devant l’objectif le salue.    Fin du marché indigène de Kabinda à Kamukungu.

 

Chapitre 11 :      Marie-Claire et Thérèse dans les bras au lac, maman et Thérèse dans les bras.      Thérèse qui sourit dans sa voiture, maman et Thérèse à notre 2e maison, de nouveau le marché congolais.       La plaine des sports de Kabinda à Kamukungu, des maisons construites grâce au Fond D’avance et du Fond du Roi, et la tribune Etienne Matelaer (Commissaire de District) et le Cercle Congolais Pierre Ryckman (Gouverneur Général du Congo Belge).    Regardez les pieds de Thérèse assise dans sa chaise.    Thérèse et sa sœur aînée Marie-Claire.   Thérèse dans sa voiture (fin).

 
 

Ici prend fin de l’escale d’un Bulamatari et sa famille après 15 années passée dans les bleds de la brousse.

Certain films ont été perdu et non récupérés suite aux événements d’après le 30 juin 1960.

                                                                                                                                                            Jean-Pierre Debiève.